Elle s’inscrit dans la filiation de plusieurs courants de pensées : la psychanalyse, la Gestalt-théorie, la phénoménologie, l’existentialisme, l’humanisme…
La Gestalt-thérapie a été conçue par Friedrich SALOMON PERLS (1893-1970), neuropsychiatre et psychanalyste d’origine juive allemande qui a exercé durant 12 ans en Afrique du Sud puis émigré aux Etats Unis à l’âge de 53 ans.
C’est en 1951 à New-York que naît vraiment la Gestalt-thérapie avec la parution de l’ouvrage “Gestalt therapy”. Il s’agit du livre fondateur contenant les concepts essentiels de ce nouveau courant qui fut rédigé notamment par Paul GOODMAN (1911-1972), philosophe et écrivain de la mouvance libertaire nord-américaine et qui fut également l’un des penseurs de la Gestalt-thérapie mais aussi Ralphe Hefferline (1910 – 1974), professeur de psychologie à l’université de Columbia.
Le premier institut
En 1952, PERLS ouvre le premier institut de Gestalt à New York avec un groupe fondateur dit le “groupe des 7” auquel participe sa femme et collaboratrice influente Laura PERLS psychanalyste et docteur en psychologie (Gestalt psychologue).
Texte tiré du site de l'ILFG
Frirtz PERLS, Laura PERLS et Paul GOODMAN
L’originalité de l’approche gestaltiste réside dans l’attention qu’elle porte à ce qui se passe entre l’humain et son environnement : “ici et maintenant”. Elle s’attache à ce qui s’exprime sur les plans cognitifs, affectifs et corporels de la personne.
Dans la relation thérapeutique, elle privilégie la prise de conscience, l’expression et la mise en acte des difficultés, chacun pouvant ainsi identifier les mécanismes répétitifs, les peurs, les préjugés qu’il véhicule afin d’être en mesure d’expérimenter d’autres manières d’être.